Marie Uguay au soleil

10 septembre 2009

Je relis Marie Uguay au soleil depuis hier. C’est vraiment beau dans le bruit des grillons:

“De tous ces jours et de toutes ces nuits malades

je n’ai gardé que le harcèlement de mon amour

que cette destruction monotone du ciel

que ce lent étouffement de mes sens

Je ne reconnais plus mon corps

je suis entrée dans un univers maladroit

habité uniquement par la trépidation des rues”

J’ai l’impression d’y avoir échappé belle, tout d’un coup.

Et je me sens chanceuse d’être là, je perçois l’importance saisissante d’avoir profité de la fin de l’été au bord du lac avec des amis, d’aller tranquillement prendre l’apéro tout à l’heure, comme si de rien n’était.

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