Le ballon
26 mai 2010
Dans les vitrines, j’épie une femme-ballon. Devant elle roule un garçon pas tout à fait sorti des cauchemars de la nuit.
Roues, tiges, têtes, tibias, ventres, hélicoptère miniature et doigts traversent l’air en tanguant; on ne sait plus bien qui supporte qui dans cet enchevêtrement incongru. Si ce n’était de la lourdeur du temps et des corps, l’ensemble évoquerait peut-être un mobile de Calder.
Son ventre attire tous les regards; même le mien s’étonne de la voir ainsi.
Mais qui est donc cette mère de famille qui me talonne inlassablement?
Un matin comme les autres sur les trottoirs du quotidien, en somme.
Quel bonheur ! Tu es de retour !